Le cannabis est un facteur environnemental à risque pour les troubles psychotiques mais il également associé
aux troubles de l’humeur et anxieux. Ces troubles sont des maladies complexes qui feraient intervenir une vulnérabilité
génétique et/ou développementale avec une exposition environnementale à risque. La dysrégulation
épigénétique pourrait expliquer les conséquences moléculaires de l’usage du cannabis au niveau du génome.
Dans cette étude, nous avons étudié les changements longitudinaux dans le temps (6 mois d’intervalle) des niveaux
de méthylation de plus de 400 000 cytosines d’une cohorte de 39 jeunes sujets (moyenne d’âge 22 ans).
Trois phénotypes de consommation de cannabis ont été définis :
1/ consommation au moins une fois dans la vie
2/ forte consommation de cannabis (>5 joints / jour)
3/ consommation lors du mois dernier.
Les analyses ont identifié des changements significatifs au niveau des promoteurs de plusieurs gènes pouvant
constituer une signature épigénétique de l’effet du cannabis.

Auteur principal
Boris CHAUMETTE
Psychiatrie, PHC
CH Sainte Anne – SHU
7 rue Cabanis, 75014 Paris
borischaumette@yahoo.fr