Contexte et Objectifs : A ce jour aucun médicament n’a l’autorisation de mise au marché pour le traitement
du trouble lié à la pratique du jeu d’argent et de hasard, or les conséquences sanitaires et sociales du jeu
pathologique tels que le suicide, le surendettement, la perte d’emploi, la criminalité et les difficultés familiales qui peuvent en découler sont lourdes. Les thérapies cognitivo comportementales (TCC) sont actuellement considérées comme étant le traitement de référence pour la prise en charge efficace des joueurs pathologiques. Cependant, certains patients semblent être résistants aux TCC. Ce constat nous a amenés à envisager une autre forme de prise en charge faisant partie des thérapies comportementales de troisième vague, s’intitulant : prévention de la rechute basée sur la pleine conscience ou MBRP (Mindfulness Based Relapse Prevention), intégrant des techniques de pleine conscience « mindfulness » aux techniques de thérapie comportementale et cognitive de prévention de la rechute pour la prise en charge des patients présentant un trouble lié à la pratique du jeu d’argent et de hasard. L’objectif de la présente étude est d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité du programme de MPBR et de présenter des premières données d’efficacité de ce programme MBRP chez des patients présentant un trouble lié à la pratique du jeu d’argent et de hasard.
Méthode : Notre étude consiste en une étude pilote ouverte proposant le programme MBRP se déroulant sur
huit semaines. Le programme sera proposé en plus du traitement habituel selon l’indication du clinicien, pour
toute personne présentant une addiction à une substance ou un trouble lié à la pratique des jeux de hasard et
d’argent. Les participants complèteront les questionnaires en pré et post traitement ainsi que à 3 et 6 mois.
Nous réaliserons un recueil qualitatif sur la pertinence du programme et son acceptabilité. Nous évaluerons le
nombre de perdus de vue, l’anxiété, la flexibilité psychologique, l’impulsivité, et des mesures de gestion des
émotions pour tous les patients, et, pour les personnes présentant un trouble lié à la pratique des jeux de hasard, l’évolution des critères suivants : le nombre de critères du DSM correspondant au jeu pathologique, les sommes misées, la fréquence du jeu, la durée des sessions, la fréquence et l’intensité des envies de jeu, les stratégies de coping, les croyances liées au jeu. Par ailleurs une évaluation par EMA (Ecological Momentary Assessment), permettra un recueil des données cliniques des patients dans leur environnement quotidien, en temps réel via une application sur Smartphone. A visée exploratoire, les patients présentant un trouble lié à la pratique des jeux de hasard et d’argent seront comparés aux patients présentant une addiction à une substance.
Résultats : en attente

 

Auteur principal
Cora von HAMMERSTEIN
Psychologue
Addictologie
Hôpital Paul Brousse, Villejuif
01 45 59 32 60